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Économie

Coton : trois usines intégrées à Glo-Djigbé pour transformer sur place

Le Bénin produit du coton depuis des décennies et l'exporte presque entièrement à l'état de fibre. La valeur se crée ailleurs — filature, tissage, confection — et revient sous forme de vêtements importés. C'est ce circuit que la zone industrielle de Glo-Djigbé entend interrompre.

Trois unités textiles intégrées y sont annoncées. Intégrées, c'est-à-dire couvrant la chaîne complète depuis la fibre jusqu'au vêtement fini, sur un même site. Ensemble, elles traiteraient une part appréciable de la fibre produite dans le pays, et emploieraient plusieurs milliers de personnes chacune.

Ce que la zone est devenue

Le Bénin est un des premiers producteurs de coton du continent. Il n'en est pas un exportateur de textile. Tout le projet tient dans cet écart.

Installée sur 1 640 hectares à Zè, la zone est née d'un partenariat entre l'État béninois et ARISE IIP. Sa première phase prévoit un investissement de l'ordre de 1,4 milliard de dollars, et les promoteurs avancent un objectif de plus de 300 000 emplois directs à l'horizon 2030.

Le textile n'y est pas seul. Céramique, agro-industrie, transformation du bois y ont déjà leurs unités. Un centre de confection y fabrique des vêtements destinés au marché local comme à l'export.

Construction du Terminal 5 - PAC

Un site qu'on vient visiter

Le mois d'août a vu défiler les délégations. Une mission mozambicaine conduite par le ministre des Transports et de la Logistique le 5, une délégation nigériane le lendemain, et le 11, le ministre béninois de l'Agriculture venu constater l'avancement d'un chantier d'aliments pour bétail et volaille.

Le mois d'août a vu défiler les délégations. Une mission mozambicaine conduite par le ministre des Transports et de la Logistique le 5, une délégation nigériane le lendemain, et le 11, le ministre béninois de l'Agriculture venu constater l'avancement d'un chantier d'aliments pour bétail et volaille.

Ces visites disent quelque chose du positionnement recherché : la zone se présente moins comme une usine que comme un modèle, à montrer et à reproduire ailleurs sur le continent.

Reste la question que personne ne tranche encore. Une usine intégrée ne vaut que par ses débouchés, et le textile ouest-africain affronte une concurrence asiatique installée de longue date. Les emplois annoncés ne se compteront qu'une fois les premières commandes signées.



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